Près de 300 personnes ont bravé le mauvais temps pour assister à la deuxième édition du cocktail dînatoire organisé le 24 février, à Saint-Apollinaire. Ce souper-bénéfice a permis de remettre 20 000$ à la Fondation Philippe Boucher.
L’activité de réseautage, qui a eu lieu à la salle communautaire de Saint-Apollinaire, était organisée en collaboration avec le CLD et la Table Goûtez Lotbinière. Cette année, 17 entreprises agroalimentaires de la région étaient réunies soit sept de plus qu’en 2009.
Chacune d’elles disposait d’une table permettant de présenter des produits et d’assurer aux convives la possibilité de déguster des produits régionaux.
Rappel historique
L’ex-hockeyeur de la LNH Philippe Boucher, natif de Saint-Apollinaire, a profité de l’occasion pour raconter quelques anecdotes sur la fondation crée officiellement en 1997. «Elle a débuté par un tournoi de golf en 1991. On l’avait organisé avec des amis et des entraîneurs ce qui nous avait permis d’amasser 1500$ pour le hockey mineur de Lotbinière».
L’année suivante, se souvient Philippe Boucher, le comité avait redoublé d’effort pour amasser davantage d’argent pour les jeunes «et on a obtenu à peine 1000$. Malgré tout, on a continué. En 1997, on voulait plus d’argent et c’est à ce moment-là qu’on a décidé de créer une fondation».
Visiblement heureux du résultat obtenu, Philippe Boucher a déclaré qu’en compilant tous les revenus, incluant ceux du 24 février, les fonds et les commandites obtenues depuis 1991, «nous venons de franchir le cap des 500 000$ amassés pour la fondation. Je pense que tout le crédit revient aux organisateurs qui sont là pour gérer les sommes d’argent provenant des donateurs.»
Effet de mobilisation
Avec la verve qu’on lui connaît, le conférencier Régis Labeaume a vite précisé que la ville de Québec avait un effet bénéfique sur l’ensemble de la région. «Je suis fier de la ville de Québec, mais je suis surtout en service commandé. Si la Capitale reste âgée comme elle l’est présentement vous allez souffrir de ça. Une ville qui vieillit, c’est une ville qui s’appauvrit, car il y a moins de jeunes donc, moins de consommateurs.»
S’adressant aux élus et gens d’affaires présents, le maire de Québec a déclaré «une ville qui se vide de ses jeunes c’est une ville qui se vide de son sang et c’est la même chose pour vous autres».
Il a rappelé, entre autres, qu’une réussite à Québec avait des répercussions positives dans les municipalités situées en périphérie. Il a rappelé que son objectif était de voir, un jour, les Jeux olympiques d’hiver se tenir à Québec.
La Fondation Philippe Boucher vient en aide aux enfants handicapés, malades ou dépourvus afin d’accroître leur autonomie ou de réaliser leurs rêves.
Vous pouvez visionner des extraits du discours du maire Régis Labeaume lors du souper dînatoire en cliquant ici
« Ce projet, c'est l'histoire d'une belle rencontre entre la persévérance, l'audace et la détermination », avoue Liliane Allard, directrice générale du Centre. Ce nouvel équipement permettra d'abord et avant tout aux jeunes d'avancer dans leur traitement, tout en s'amusant. « Les traitements que les enfants reçoivent sont loin d'être toujours plaisants. Une visite dans la salle du mur d'escalade sera pour eux une vraie récompense », poursuit Gaétan Matte, chef de programme au CRDP-CA.
Puisque plus de 70 enfants de Lotbinière et des centaines d'autres de la région utiliseront le mur d'escalade au cours des prochains mois, Philippe Boucher, ancien joueur des Pingouins de Pittsburgh, a cru bon de venir en aide au Centre de Charny qui devient de plus en plus une référence dans le domaine de la réadaptation physique. « Nous sommes ici pour aider les enfants malades qui fréquentent le Centre de Charny », a déclaré M. Boucher qui grâce à sa Fondation, a remis un montant de 3 612 $ pour la construction du mur d'escalade.
Une oeuvre d'art
Réalisée par Mario Guillot de la compagnie Mato, la nouvelle acquisition du Centre peut réellement être considérée comme une œuvre d'art. En effet, chacune des prises du mur vient d'une partie d'un arbre malade. « J'ai opté pour des prises écologiques puisqu'il s'agit d'une symbolique très intéressante », avoue M. Guillot, concepteur du mur. « La partie malade de l'arbre est très souvent la plus forte et la plus solide. Le fait d'aider les enfants à guérir grâce à des arbres malades, c'est très significatif », poursuit-il.
Le CFER impliqué
Une vingtaine de jeunes du CFER des Navigateurs se sont aussi impliqués dans la création de ces prises écologiques, uniques en leur genre. Au total, plus de 300 heures ont été nécessaires pour achever le mur qui sera sans aucun doute utilisé pendant des dizaines d'années encore au CRDP-CA.
Conçu en longueur plutôt qu'en hauteur, le mur sert entre autres à pratiquer les mouvements latéraux des jeunes en réadaptation. Il s'agit donc d'un outil thérapeutique stimulant pour les traitements auprès des enfants ayant des difficultés motrices.